A Henri, Marcel, Auguste, Marie-Rose, Raymonde, Dominique, Marie-Annick, Jean-Baptiste et Winnie.

Laura Besson

Un soir d’automne, au cœur de la Drôme provençale, j’ai côtoyé les lumières pour la première fois. J’ai passé mon enfance dans ma belle campagne, au milieu des chevaux et des champs de lavande. Une enfance qui se construit en famille -d’origine Ardéchoise-, au soleil et sous le mistral. Un héritage familial d’une richesse indescriptible qui m’a apporté confiance, force, humilité et tolérance.

J’ai quitté ma Drôme natale à 18 ans pour partir faire mes études, au milieu des montagnes Grenobloises. 5 ans sur les bancs de la faculté où j’ai oscillé entre passions et désenchantements, mais toujours avec en toile de fond, l’engagement. Je croyais à un nouveau monde. Le plus beau cadeau de la jeunesse, ce sont ses idéaux. Ceux-là même qui m’ont été transmis par mes grand-pères puis mon père, qui m’accompagnent de mes premières « révoltes » adolescentes jusqu’à mes années étudiantes qui ont fait route avec Amnesty International.

“Ma génération sait qu’elle ne changera pas le monde mais sa tâche est
plus grande encore : empêcher que le monde ne se défasse.”

 

Mais après 5 ans d’études, je ne vois plus bien la route. On me propose des chemins tracés, des soit disant chemins menant à la sécurité. Mais moi, la petite-fille d’agriculteurs et d’entrepreneurs, la sécurité, je ne sais pas vraiment ce que c’est. Alors j’ai fait le choix de suivre mon chemin. La tête tiraillée entre les encouragements et les mises en garde, je décide de faire confiance à mon intuition.

Je crée SanteVege en 2017 : Je veux accompagner les gens vers de nouvelles consommations alimentaires qui les rendent en bonne santé. La santé des autres, c’est une préoccupation de longue date pour moi : des études de médecine, de biologie, de psychologie et de nutrition ont construit cet intérêt. Mais il n’y a pas que ça. Il y a la volonté de mettre en avant le travail des acteurs de ce nouveau monde. De proposer des alternatives à des multinationales qui pulvérisent des pesticides partout, de favoriser l’accessibilité du bio à tous les revenus, d’encourager la consommation végétale, de trouver des solutions pour réduire nos déchets, de mettre en valeur tous ces petits producteurs qui, jour après jour, oeuvrent pour changer nos assiettes.

“A ne pas donner sa vie pour quelque chose, on finira par la donner pour rien.”

Aujourd’hui, c’est avec la belle ville de Lyon que je fais une partie du chemin, jamais trop loin de mon terroir natal. Tous les matins, je m’assieds à mon bureau pour construire ce projet sous l’œil photographié de mon grand père qui éclaircit mes pensées quand elles se brouillent. De là où il est, je l’entends encore me dire « Ma fille, c’est l’art-des-choix »

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